Révéler la structure profonde des circulations mondiales
Deep Frontiers construit un graphe mondial de l’espace navigable pour relier les flux commerciaux aux ports, aux routes et aux contraintes spatiales. L’objectif est d’analyser les dépendances, les frontières fonctionnelles et les réorganisations possibles des échanges mondiaux.
Des matrices commerciales à la géographie réelle des circulations
Les données de commerce international décrivent les échanges sous forme de matrices origine–destination entre pays. Pour analyser réellement les circulations mondiales, il faut dépasser cette échelle nationale : répartir les flux vers les ports concernés, produire des matrices port–port, puis les projeter sur un graphe navigable permettant d’observer les dépendances, passages critiques, ruptures et recompositions.
Le verrou
À l’échelle mondiale, l’analyse des flux nécessite un support topologique capable de représenter l’espace navigable comme un réseau paramétrable. Les trajectoires AIS décrivent des circulations observées, mais elles ne suffisent pas à simuler des liaisons directes ou des scénarios alternatifs.
La réponse
Deep Frontiers génère un référentiel multi-échelle intégrant bathymétrie, accès portuaires, détroits, canaux stratégiques, continuités océaniques, contraintes littorales et certaines voies navigables intérieures.
Passer de la matrice pays–pays à la matrice port–port
Les données de commerce international décrivent des échanges entre pays, alors que les circulations maritimes s’organisent concrètement par les ports. Deep Frontiers vise à construire une matrice port–port à partir des flux pays–pays, en tenant compte des produits échangés et du rôle différencié des ports dans chaque pays.
Cette mise en cohérence repose sur un graphe de correspondance pays–produits–ports, permettant de répartir proportionnellement les flux par produit entre les ports concernés. Elle transforme des échanges statistiques nationaux en circulations maritimes localisables, comparables et simulables.
Matrices pays–pays
Les données UN Comtrade 1974–2024 décrivent les échanges par pays, produits et périodes.
Graphe pays–produits–ports
Chaque port est relié aux produits et au pays qu’il dessert par des coefficients de répartition proportionnelle.
Matrices port–port
Les flux sont projetés entre ports, puis associés aux trajectoires calculées sur le graphe maritime mondial.
Un socle pour l’analyse et le calcul rapide des routes alternatives
Le référentiel permet de relier des matrices port–port aux trajectoires maritimes calculées. Il devient possible d’analyser les dépendances structurelles, les anomalies temporelles, les corridors stratégiques et les effets de zones empêchées sur les routes disponibles.
Du global au local : corridors, détroits et interfaces portuaires
Les visualisations publiques présentées ici illustrent uniquement des résultats cartographiques synthétiques. Elles ne donnent accès ni au graphe complet, ni aux données sensibles, ni aux chaînes de traitement internes.
Des routes alternatives aux recompositions fonctionnelles
Circulations mondiales
Analyser les flux de marchandises, les dépendances structurelles et les frontières fonctionnelles des échanges.
Graphes modifiés
Exploiter des graphes déjà modifiés par zones empêchées pour calculer rapidement les routes alternatives et évaluer les reports de circulation.
Risques et souveraineté
Contribuer à l’analyse des vulnérabilités, des dépendances stratégiques et des réorganisations possibles des chaînes d’approvisionnement.
Deep Frontiers est en phase de valorisation scientifique et technologique
Les données, traitements et codes ne sont pas diffusés sur cette page. Les échanges scientifiques ou institutionnels peuvent être instruits dans un cadre adapté.